Aussi loin que je me souvienne, écrire n’a jamais été, pour moi, une question d’endroit. Dans un bus, en salle de classe, dans le salon, dans la cuisine, dans ma chambre, allongée sur le sol en intérieur ou extérieur… En vérité, tant que j’avais un bout de papier sur lequel griffonner et un stylo, cela me suffisait. Écrire n’était pas seulement une envie, c’était un besoin.

Puis, j’ai grandi et suis entrée dans la vie active.

Ma frénésie d’écriture s’est réduite au temps que je pouvais lui accorder. Impossible d’écrire en conduisant ma voiture, la salle de cours s’était transformée en bureau professionnel où il y avait d’autres activités à réaliser. Je me suis transformée en une femme adulte qui ne s’allonge plus au sol pour raconter sa journée. Les pièces de mon studio, appartement, puis maison remplissaient leurs fonctions initiales et n’étaient plus des squats créatifs. Peu à peu, j’ai laissé tomber le stylo pour remplir ma vie d’autres aventures plus réelles.

Le manque s’est alors estompé.

Je continuai d’écrire, mais pour les autres, des mails, des courriers, une écriture sans émotion, froide, ponctuée des impératifs de mon supérieur. Il y a six ans de cela, j’ai renoué avec l’écriture, mais  défaut professionnel oblige, c’est avec un clavier et non un stylo que j’ai repris le « goût » d’écrire.
J’ai également créé mon premier blog où j’ai écrit de nombreux articles, voire même des petites nouvelles. Malgré un plaisir certain, j’ai constaté rapidement que j’éprouvais de plus grandes difficultés d’inspiration et de concentration et que le fait d’écrire ne me comblait finalement plus autant que je l’imaginais. Bien que cela restait un plaisir, je partageais aussi ce sentiment de contrainte, de ne plus savoir faire.

J’avais cette intuition que quelque chose clochait.

J’ai pourtant poursuivi ainsi de longues années, avant de prendre le recul nécessaire pour comprendre les raisons qui faisaient que je ne sentais plus mon âme dans mes écrits ; qui faisaient que j’étais totalement capable d’écrire un article pour mon employeur sur un thème bien précis, mais qui au bout du compte m’ennuyait. Pourquoi pouvais-je ressentir les émotions de mes notes d’il y a 20 ans, conservées soigneusement et jamais égarées dans un déménagement, alors que celles stockées sur ma machine me semblaient presque insignifiantes…

Tous les articles qui suivront celui-ci répondront en réalité à cette prise de recul nécessaire pour vous permettre de vous réconcilier avec l’écriture, celle qui ne juge pas, celle qui fait du bien.

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